samedi, 21 mars 2015

LA CROIX

Quelques accords de guitare, une voix ajustée, des paroles qui font mouche… La recette, si elle st connus, ne fonctionne pas toujours. Elle emporte tout sur « À c’qui paraît », qui ouvre le nouvel album de Michel Boutet, artiste rare à la fois chanteur et conteur. Son CD LE SILENCE DU FLEUVE compte douze pièces d’orfèvre. Les accents sont ceux de Gilbert Laffaille, Julos Beaucarne, Anne Sylvestre, Allain Leprest… Michel Boutet excelle lui aussi dans cette capacité à mêler l’humour au désespoir pour tracer des lignes de vie : « Les noyés font ce qu’ils peuvent / Ils se jettent à l’eau » dit la chanson titre, sur laquelle la voix de Delphine Coutant accompagne celle de l’auteur. On s’évadera encore sur « La p’tite italienne », offerte à Francesca Solleville…

Félix Leclerc – « Il y a des maisons où les chansons aiment entrer. » - est cité ici à bon escient.

Jean-Yves DANA (La Croix 21 mars 2015)